Par Fabrice Ducarme·le 10 août 2026·(copie)
1. Configurer les réglages de base
Les réglages généraux de WordPress sont la première chose à vérifier après l’installation. Rendez-vous dans Réglages > Général. Quatre champs méritent votre attention immédiate :
Le titre du site. C’est le nom qui apparaîtra dans l’onglet du navigateur, dans les résultats Google, et un peu partout. Choisissez un nom court et mémorisable. « Mon Blog WordPress » n’est pas un titre, c’est un brouillon. Si vous lancez un site pour votre activité de photographe à Lyon, mettez « Studio Photo Lyon » ou le nom de votre marque. Pas « Site WordPress de Jean-Pierre ».
Le slogan. Par défaut, WordPress affiche « Un site utilisant WordPress ». Changez-le ou videz-le. Certains thèmes l’affichent en gros sous le logo. Autant éviter le ridicule dès le départ.
Le fuseau horaire. Si vous êtes en France, sélectionnez « Paris ». Ça paraît évident, mais c’est la source de bugs bizarres sur les publications planifiées quand le fuseau est resté sur UTC+0. Vos articles programmés à 9h du matin se publient à 10h… ou ne se publient pas du tout.
La langue du site. Vérifiez que c’est bien « Français » si votre contenu est en français. Ça influence le tableau de bord, mais aussi la langue des thèmes et des plugins traduits.
2. Choisir la bonne structure de permaliens
La structure de permaliens détermine l’apparence de vos URLs. Par défaut, WordPress utilise un format à base de paramètres : monsite.com/?p=123. C’est illisible pour les humains et mauvais pour le référencement naturel.
Allez dans Réglages > Permaliens et sélectionnez « Nom de l’article » (aussi appelé /%postname%/). Vos URLs deviendront monsite.com/mon-super-article/. Propre, lisible, optimisé pour Google.
Important : faites ce réglage MAINTENANT, avant de publier quoi que ce soit. Changer la structure de permaliens sur un site avec du contenu existant, c’est casser toutes vos URLs d’un coup. Google perd vos pages, les liens externes pointent dans le vide, les visiteurs tombent sur des 404. Bref, la catastrophe. Réglez-le une fois, et n’y touchez plus.
Faut-il inclure la catégorie dans l’URL ? Non. La structure /%category%/%postname%/ semble logique au départ, mais elle vous piège le jour où vous changez la catégorie d’un article. L’URL change, le lien casse. Restez simple avec /%postname%/.
3. Supprimer le contenu par défaut
WordPress livre trois éléments par défaut qu’il faut supprimer immédiatement :
L’article « Hello World ». Allez dans Articles > Tous les articles, survolez « Hello World », cliquez « Corbeille ». Puis videz la corbeille. Ce contenu par défaut pollue votre site et n’apporte rien.
La page « Page d’exemple ». Même traitement dans Pages > Toutes les pages. Supprimez-la. Vous allez créer vos propres pages, pas besoin d’un modèle vide.
Le commentaire par défaut. Un commentaire fictif de « Un commentateur WordPress » traîne dans la section Commentaires. Supprimez-le aussi.
Pendant que vous y êtes, vérifiez les plugins préinstallés. Akismet Anti-Spam et Hello Dolly sont souvent là par défaut. Hello Dolly ne sert à rien (c’est un clin d’oeil de Matt Mullenweg, le co-fondateur de WordPress, pas un outil). Supprimez-le. Pour Akismet, la question se pose : si vous comptez activer les commentaires, gardez-le. Sinon, supprimez-le aussi.
La catégorie « Non classé ». WordPress crée une catégorie par défaut nommée « Non classé » (ou « Uncategorized »). Vous ne pouvez pas la supprimer tant qu’elle est définie comme catégorie par défaut. L’astuce : créez d’abord votre propre catégorie (Réglages > Écriture > Catégorie par défaut des articles), sélectionnez-la comme défaut, et ensuite vous pourrez supprimer « Non classé » dans Articles > Catégories.
Bon. On l’oublie trop souvent, mais ce nettoyage de départ évite que Google indexe du contenu bidon. Et un site propre dès le départ, c’est un site qui part du bon pied.
